Suite à un de ses articles, j’ai eu un débat par e-mail avec Alban, un entrepreneur et ami toulousain. Récemment, il a développé son point de vue dans un article de son blog, j’ai donc décidé d’en faire de même.

D’un côté, lorsqu’on a l’idée d’un nouveau produit ou service, on peut prendre le risque de quitter son emploi pour créer une entreprise et s’y consacrer à plein temps. C’est ce qu’Alban réalise avec réussite en ce qui concerne ses cours d’Anglais. De l’autre, on peut décider de poursuivre son emploi, d’autant plus s’il nous passionne, tout en testant de nouvelles activités.

Créer une entreprise à plein temps

En phase de création d’une entreprise, il est nécessaire d’y consacrer beaucoup de temps. Comme le développement du projet peut prendre quelques mois avant d’être rentable, il faut bien avoir mesuré les risques avant de se lancer dans l’aventure. Généralement, il faut faire un choix de vie qui est difficile à assumer.

Si la majeure partie de notre journée est dédiée à la réalisation d’une activité qui nous passionne moins que notre projet de création, on aura certainement peu d’énergie et de motivation pour le développer en dehors de nos horaires professionnels. Cela génère deux risques :

  • Augmenter la durée avant que le projet soit rentable. Les actions nécessaires au bon lancement du projet seront plus étalées dans le temps.
  • Augmenter le risque d’échec. En gardant son emploi, on se laisse une excuse en cas d’échec, ce qui n’incite pas à s’y investir au maximum.

Si Bill Gates avait décidé de poursuivre ses études et commencer par un emploi de programmeur informatique, la société qu’il a développée n’existerait certainement pas.

La magie du temps partiel

Dans la partie « The Magic of Part Time » de sa conférence, Jim Rohn raconte qu’il s’est donné l’objectif de travailler dans son emploi habituel, tout en travaillant à faire fortune dans ses moments libres. De cette manière, il est parvenu à obtenir deux fois plus de revenus à temps partiel. Il aurait pu se faire plaisir et quitter son emploi avec le refrain « Au revoir, au revoir Président », comme dans la publicité pour le Loto. Au lieu de cela, il a continué à travailler. Pourquoi ? de cette manière, il avait une histoire incroyable à raconter. Tout le monde voulait savoir ce qu’il avait fait pour essayer de faire la même chose.

Si on analyse bien ce qui se passe avec les blogs, c’est le même principe. Certains blogueurs parviennent à générer des revenus complémentaires avec leurs sites. Ils annoncent qu’il est possible de gagner de l’argent avec un blog, tout en y consacrant seulement quelques heures par semaine. Et du coup, tout le monde essaye de faire la même chose en imitant leurs stratégies.

Ma vision du débat

En créant une entreprise à temps plein, surtout si on se base sur ses compétences (pour ma part c’est principalement l’informatique et plus généralement les sciences de l’ingénieur), on risque de ne rien faire d’autre que de se créer un emploi. Et on devra travailler beaucoup plus pour obtenir le même résultat. En plus de faire ce que l’on aime, il faudra faire des tâches supplémentaires pour lesquelles on n’est pas forcément compétent : remplir les formalités administratives, faire de la prospection pour trouver des nouveaux clients etc… En ayant un temps limité à se consacrer à un projet, on peut se concentrer sur l’essentiel, chercher à développer un système, et non pas un emploi, et automatiser des tâches ou déléguer au maximum.

Etant encore employé, et en phase d’apprentissage du monde des affaires, je ne suis pas pressé pour lancer une entreprise. Je préfère continuer à apprendre et partager des idées sur ce site. Je me suis intéressé aux blogs au début de l’année 2009. Au même moment, il y avait le lancement du régime Auto Entrepreneur, qui permet d’entreprendre et tester des idées en parallèle d’un emploi. Par conséquent, si je mets au point des produits ou services, cela sera pour le moment en complément de mon activité principale, juste pour mettre en pratique un cours qui me passionne actuellement.

Crédit photo: jon gos