Depuis quelques jours, je suis officiellement nommé chef de projet dans mon emploi. Auparavant, de part mon expérience, j’encadrais techniquement des collaborateurs, sans avoir la responsabilité commerciale d’un projet. Je pouvais proposer des solutions techniques sans participer à la négociation finale avec les clients.
Ce changement de poste est le résultat d’efforts continuels pour m’améliorer dans le monde des affaires, en particulier dans le secteur des services informatiques. Toutes les lectures liées au Personnal MBA, et les applications pratiques que j’essaye d’expérimenter au quotidien, n’ont donc pas été inutiles.
Bien sûr, ce n’est qu’une étape. Je suis toujours rempli du désir d’être entrepreneur de ma « vie active », pour l’instant au sein d’une société, ce qui me permet d’observer et d’apprendre progressivement sans prendre de grands risques.
Comme la taille de l’équipe ne change pas par rapport à mon poste précédent, je vais toujours devoir réaliser des tâches techniques comme avant. Mais plutôt que d’être impliqué complètement dans la production, je vais de plus en plus devoir m’efforcer d’utiliser une logique de faire-faire afin de gagner du temps et de réaliser des tâches liées à la gestion de projet.
Ce qui m’étonne et qui est positif pour la suite, c’est que c’est un des premiers objectifs majeurs qui se réalise depuis que j’établis des listes de ce type de manière consciente. L’été dernier, j’avais écrit une liste sur 6 mois et 12 mois à la manière de Timothy Ferris, dont cet objectif devait être réalisé au premier semestre 2011. En refaisant cet exercice pour lister les priorités en 2011, j’avais supprimé cet objectif de la liste, car je n’y croyais plus trop, vu que ce type d’évolution ne dépend pas entièrement de moi.
Est-ce une coïncidence, ou est-ce que c’est la réalisation d’un processus lié au subconscient et à la philosophie « sachez comment demander et vous obtiendrez » que l’on retrouve dans les livres de développement personnel ? Je n’ai pas assez de recul pour le savoir. En tous cas, c’est motivant pour continuer dans cette voie de se fixer des objectifs pour progresser. Après, comme je ne réfléchi pas à des plans d’actions très précis pour tous les points de mes listes, il y a encore du travail à accomplir dans l’art de fixer des objectifs.
Crédit photo: RambergMediaImages








Ne pas critiquer par gentillesse ou par sagesse ?
fév 25
Publié par fabrice dans management | 5 commentaires
Depuis que j’encadre des collaborateurs, j’apprends tous les jours l’art de la délégation. Et comme vous pouvez vous en douter, ce n’est pas évident. Il faut savoir donner de bonnes indications, laisser la tâche se réaliser et contrôler son avancement régulièrement.
Quand on n’a pas le temps de tout faire sur un projet, il faut savoir faire confiance aux autres et faire en sorte que l’objectif fixé soit respecté. Il peut arriver que des erreurs soient commises. Lorsqu’une partie du produit n’est pas conforme aux attentes du client, il m’est plusieurs fois arrivé d’être dans une situation critique et de devoir donner des explications dans des e-mails où il faut bien choisir ses mots, avec la pression liée aux personnes « en copie », si vous voyez ce que je veux dire.
Pour l’instant, j’ai pris le parti d’en rester aux faits, sans nommer de personnes fautives, ni faire de remontrances envers des membres de mon équipe. Je fais cela pour plusieurs raisons. Contractuellement, un client n’a pas à savoir qui travaille sur quel sujet précisément. En tant que responsable, c’est uniquement ma faute si des erreurs sont commises (mauvaises décisions, mauvaises instructions etc…). De plus, je considère que la personne qui a fait l’erreur est assez grande pour se remettre en cause et ne pas la reproduire.
Après tout, je pourrais très bien faire les mêmes erreurs en me mettant à sa place. Si j’ajoute en plus une critique, cela générera probablement de la rancune et non un désir de s’améliorer. Ainsi, il me semble plus sage de ne pas critiquer ouvertement une personne. Pour en venir à cette conclusion, je me suis probablement inspiré des ouvrages Les 110 règles d’or du travail et Comment se faire des amis.
Il y a quand même un point qui me fait douter de cette stratégie. Cela ne fonctionne pas bien lorsqu’on doit faire équipe avec une personne à fort caractère, qui se permet de critiquer tout le monde et ne reconnaît pas ses erreurs, ou difficilement. Dans ce cas, il faut probablement savoir recadrer fermement la personne au plus tôt avant que la situation ne s’envenime. Sinon, on passe pour quelqu’un de trop gentil. C’est une des erreurs que j’ai faite ces derniers mois, je pense. Il me faudra certainement retenir la leçon et trouver un compromis pour la prochaine fois. En même temps, c’est ainsi que l’on acquière de l’expérience dans le management d’équipe.
Crédit photo: Tambako The Jaguar
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