Cet article constitue ma première participation au festival « A la croisée des blogs« . C’est un événement inter-blog dédié au développement personnel. Il est publié chaque mois et chaque nouvelle édition traite un nouveau thème. Cette édition est organisée par Aurélien du blog Read Me I’m Famous, et le thème proposé est « Prendre le risque de vivre ses rêves ?« .
La plupart du temps, lorsque l’on se trouve plongé dans la routine quotidienne, des idées à premières vues farfelues peuvent germer, du genre « si je prenais quelques mois de congés sans solde pour tenter une expérience à l’étranger, trouver du travail, apprendre la langue et découvrir des notions de cultures etc…, cela pourrait être plus fun que ce rythme boulot-métro-dodo » Puis très vite, des pensées de type « Oui mais… » peuvent nous ramener à la réalité. « Si je pars pour un mois ou deux, il faudra payer le loyer et les factures. Je risque d’être cambriolé » etc… Toutes nos peurs nous procurent des excuses qui nous empêchent de passer à l’action.
Dans son livre La semaine de 4 heures, Timothy Ferris nous donne sa méthode pour devenir un des Nouveaux Bienheureux et pour réaliser ses rêves. Il s’agit de les planifier, comme des projets professionnels. J’ajouterais à sa méthode la notion de gestion des risques, sujet à priori terre -à-terre mais qui peut être un plus pour faire disparaître les excuses.
Planification des rêves
Pour les 6 ou 12 prochains mois, il faut faire le point sur ses envies d’avoir, de faire et d’être. Pour les rêves d’être, l’étape suivante est de déterminer ce qu’il convient de faire pour réaliser progressivement les rêves. Ensuite, pour ne pas se disperser, il faut sélectionner les 4 rêves les plus motivants. En estimant leurs coûts, et en calculant le revenu mensuel à épargner, on peut se rendre compte que les rêves affichés ne sont pas si inaccessibles que les première pensées « Oui mais » pouvaient le faire croire.
En déterminant les actions à mettre en place, il est toujours possible de trouver des solutions ou des alternatives pour progresser dans la réalisation de ses rêves. Exemple : Envie de connaître les sensations de rouler en Porsche ? Pourquoi ne pas en acheter une pour quelques mois et la revendre ensuite ? Si cette opération semble trop risquée (peur d’un accident, d’une dégradation etc…), il reste la solution des stages de pilotage. (Remarque: je n’ai pas fait de vérification, mais je pense que ce genre de service doit bien exister) Dans ce dernier cas, l’important est probablement le fait de faire plutôt que d’avoir, non ? Ainsi, on peut vivre de bonnes expériences sans moyens extraordinaires.
Gestion des risques
Lors de la planification, la réflexion peut également se porter sur les risques. Dans la gestion de projet, l’évaluation des risques est une étape à ne pas négliger. Il est judicieux d’estimer quels sont leurs degrés d’occurrence, et de gravité des principaux risques. « Si je perds mon emploi parce que je souhaite vivre des expériences plus prioritaires, est-ce une grande perte dans ma vie ? Est-ce que cela va fatalement se produire ? ».
Comme les actions planifiées servent à avancer dans les projets rêvés, des actions doivent également être définies pour encadrer les risques, réduire leurs probabilités. « Si je développe telles et telles compétences pendant ma période sabbatique, il se peut que cela devienne un atout pour mon CV et de nouvelles opportunités de carrière, plus en accord avec mes valeurs ou mes envies, pourraient apparaître. »
Dans son livre, Timothy Ferris évoque d’abord la remise en cause des pensées négatives, puis la planification des rêves. Ces deux étapes peuvent être bouclées dans une réflexion générale. Comme les objectifs sont à revoir régulièrement, au minimum tous les 6 ou 12 mois, les actions et les risques associés doivent être évaluées successivement.
Maintenant que la théorie est brièvement exposée, il ne reste plus qu’à la mettre en pratique, non ? Personnellement, les exemples évoqués dans cet article sont des réflexions vécues. A tort, je n’ai pas encore pris le temps d’appliquer l’art des objectifs sur les rêves, mes rêves. Mais bon, qui sait si le fait de poser ces idées « sur le papier » et de les afficher publiquement ne va pas m’inciter à y penser plus sérieusement et agir…
Voilà en ce qui concerne l’article, plus long que d’habitude. J’espère qu’il est satisfaisant aux critères du festival. En tous cas, il m’a permis une petite réflexion personnelle, et peut-être à t-il généré en vous des nouvelles perspectives. « Until next time, live consciously » – Steve Pavlina :)
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#1 par Grégory à 25 juillet 2010 - 14 h 37 min
Citation
Bon article, qui résume bien la méthode, avec un complément intéressant sur les risques, qui doivent effectivement être évalués. Attention à ne pas les rendre plus bloquants que ce qu’ils ne le sont réellement !
J’ai appliqué, pendant un temps, la méthode des chrono-rêves de Tim FERRIS. Je la trouve un peu trop simple.
Mais elle a le bon gout, justement, d’être simple, de rapidement entrer dans le vif du sujet et la planification. Elle axe aussi la réflexion sur Etre, Faire et Avoir.
Je la module avec la méthode proposée par Personal MBA sur http://personalmba.com/. Je pense en parler sous peu sur mon site.
#2 par prolire à 26 juillet 2010 - 12 h 14 min
Citation
@Grégory : Avec le recul, c’est vrai que cette méthode peut être limitée, en particulier dans les rêves de (très) long terme qui sont irréalisables en 6 mois / 1 an, par exemple « Aller dans l’espace » ou encore « Être président de la république ». Dans ce cas, il faut probablement découper ces grands rêves avec des sous-objectifs annuels pour y arriver progressivement.
Chacun a sa méthode pour définir des objectifs. Par exemple, Jim Rohn dans Stratégies de prospérité propose de les définir sur plusieurs espaces de temps (de 2 à 10 ans). On peut effectivement mixer les méthodes pour trouver ce qui nous correspond le mieux. C’est intéressant, je ne savais pas que Personnal MBA en proposait une. Je vais y regarder de plus près. Merci pour cette info.
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